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Parents, professeurs et le diabète ?

De plus en plus d'enfants sont touchés par le diabète, cette maladie demande évidement un apprentissage et quelques connaissances.
Les parents sont souvent inquiets de laisser leur enfant à l'école et les équipes pédagogiques assez peu informées .
Alimentation ? Matériels ? Réglementation ? Attitudes et comportements ?

Voici quelques informations pour mieux vous aiguillez à travers la vie de votre enfant ou votre élève.

Autre page : L école et le diabète ?

 

Avant l'âge de 6 ans,
l'école n'est pas obligatoire mais nous avons tendance à scolariser nos enfants dès 3 ans.
Il n'y a aucune raison qu'un petit enfant qui a un diabète ne fréquente pas l'école à condition que l'équipe pédagogique soit parfaitement informée et formée à ce qu'il faut faire en cas d'hypoglycémie.
Savoir prévenir les hypoglycémies, quand téléphoner et qui appeler si besoin est aussi très important.
L'autre difficulté est de laisser votre enfant déjeuner à la cantine.
Inquiétude légitime car il va falloir une personne disponible pour votre enfant afin de surveiller son repas.
Mais des aménagements et de bonnes dispositions peuvent être prises afin d'accepter l'enfant à l'école et à la cantine.


A l'école primaire , a partir de 6 ans :

L'école est obligatoire et personne ne peut s'opposer à la scolarité de votre enfant.
Il est plus autonome et peut exprimer ce qu'il ressent s'il est en hypoglycémie par exemple.
Il peut savoir s'il doit manger, ce qu'il doit manger ou pas au cours d'un repas mais en aucun cas il ne doit être complètement responsable.
La participation d'un adulte informé, ayant reçu les connaissances de base sur le diabète et particulièrement la prévention des hypoglycémies est indispensable.
Une personne de l'entourage de votre enfant doit également être facilement joignable.

Quels remèdes ?
Aux parents d'expliquer à l’instituteur ou l’institutrice les signes de l’hypoglycémie… les signes classiques et les signes propres à chaque enfant, lui fournir du sucre en morceaux (et non en sachets de poudre) faciles à faire glisser et absorber à la face interne de la lèvre, briquettes de jus de fruits et biscuits (madeleines faciles à mastiquer).

La collation de 10 heures : elle est la règle en maternelle et il n’est pas difficile en général de la renforcer pour le primaire.

Un contrôle glycémique en fin de matinée éventuellement :
- Certains enseignants se proposent de les faire.
- L’un des parents, le plus souvent la maman, peut se déplacer à l’école.
- La prescription d’un contrôle par une infirmière qui se déplace à l’école. Ceci peut être proposé en particulier au début pendant quelques semaines ou mois.
Cela a aussi le mérite de sécuriser le milieu scolaire (certaines infirmières ont accepté de se déplacer dans le service pour être mieux mises au courant).


A l'entrée au collège :


le but est de maintenir le meilleur équilibre possible du diabète en tenant compte de ses changements de rythme, des distances qui séparent la maison du collège tout en respectant sa scolarité et ses loisirs.
Vous n'êtes plus toujours à ses côtés mais vous devez rester présent pour l'aider dans son organisation.
Votre enfant doit pouvoir vous appeler et vous demander des conseils quand cela est nécessaire.

Avant de quitter la maison, la vérification du matériel est nécessaire :

-Le lecteur de glycémie avec ses bandelettes
-L'auto piqueur avec quelques lancettes
-Selon son traitement : insuline et stylo avec aiguilles ou seringues
-Un petit collecteur pour le matériel utilisé
-Des bandelettes urinaires
-Du sucre et des biscuits secs
-Les coordonnées de ses parents et du service hospitalier

Si les professeurs sont informés,
ils seront eux mêmes en mesure de prendre des décisions.
Si le matériel est disponible, il sera possible de réaliser une glycémie dans l'établissement voire de pratiquer une injection d'insuline.
L’activité sportive :
- L‘enfant qui a un diabète doit faire du sport. C’est un facteur d‘équilibre de son diabète.
Le diabète n’empêche pas de faire du sport de haut niveau, à condition d’avoir bien prévu l’adaptation des doses et de l’alimentation.

- Le professeur d’éducation physique doit être au courant du diabète de son élève et avoir à sa disposition une documentation fourni par ses parents soit d'une association type AJD.
Si les difficultés sont exceptionnelles. Il faut avoir alors recours au médecin scolaire.

- Les doses d’insuline : chaque fois que l’activité sportive a été prévue, il est possible de diminuer la dose d’insuline concernée à l’avance. Il est toujours possible de modifier la dose de l’insuline qui suit le sport.

Quelques détails pratiques :
- Le sucre : dans la poche sur le terrain de sport. Et pas au vestiaire à 500 m.
- La collation pour le retour : dans un sac de sport dans le car… et pas dans la soute à bagages… même réflexion pour le lecteur de glycémie.
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Les sorties du type : Stage plein air
, classes de neige, sortie et voyages scolaires.

Ils posent le problème de l’autonomie de l’enfant par rapport à son diabète.

S’il est autonome :

- Surveillance des glycémies et des urines et adaptation des doses ne posent pas de problème.

Mais il faut :
- Emporter suffisamment d’insuline, de bandelettes, de seringues (ou stylos si possible).
- Ne pas perdre son lecteur…
- Prévoir des piques-niques dans le car. Si les horaires des repas risquent d’être trop décalés, avoir des réserves de sucre et des collations sous la main.
- Avoir une boîte isotherme pour le Glucagon. Il faut être sûr que quelqu’un pourrait faire, si besoin, une injection de Glucagon, avoir contacté à l’avance un médecin ou une infirmière proches du lieu de la classe verte ou de la classe de neige pour cela.
- Il faut que le responsable du voyage ou de la classe verte soit au courant ; il peut arriver que le responsable refuse initialement de faire participer un enfant diabétique au voyage. C’est rare. C’est toujours par crainte d’un malaise ou à cause d’une information insuffisante.
- S’il s’agit d’un voyage à l’étranger, il est important que la famille qui accueille éventuellement l’enfant, ait une documentation traduite. Les choses sont grandement facilitées si l’un des responsables du groupe loge à proximité ou dans la même famille.

Si l’enfant n’est pas autonome.

Il pourra quand même partir selon certaines conditions :
- Si l’un des parents est accompagnateur,
ou
- S’il est possible de prendre contact avec une infirmière proche : qui fera les contrôles et les injections.
- Les doses d’insuline seront décidées chaque jour avec les parents, par téléphone.
- et avec un médecin proche qui pourrait faire une injection de Glucagon.
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De retour à la maison,
les glycémies, les évènements inhabituels (activité physique intense, sucrerie, repas pris tardivement…) survenus dans la journée seront notés sur le carnet et si possible discutés avec vous.
Le diabète chez un jeune adolescent qui est au collège ou au lycée nécessite des aménagements dans son rythme de vie difficiles à accepter par lui car souvent éloignés de celui de ces copains.
Le traitement, les horaires, la surveillance, la prévention des hypoglycémies et le fait d'avoir à dire " j'ai un diabète " ou " je suis diabétique " sont souvent une épreuve pour les jeunes.


Le désir d'autonomie,

de faire seul sans la surveillance d'un adulte est présent chez la plupart des adolescents mais ils sont souvent retenus par la peur des parents qui veulent faire confiance mais qui craignent une difficulté liée au diabète.
Les relations de confiance vont évoluer progressivement.
Vous aurez confiance en votre enfant dès que vous serez convaincu qu'il sait faire, que les risques qu'il prend sont mesurés, que tout compte fait il est plutôt raisonnable …
Mais pour que cette confiance s'établisse chacun de son côté doit faire des efforts !!!!.

L'acquisition des techniques (glycémie, injection d'insuline) est déjà un premier pas vers l'indépendance et peut s'acquérir très jeune.
Mais au-delà de ces gestes techniques, il est important que votre adolescent sache quoi faire selon les situations et qu'ainsi il devienne plus responsable.

La sécurité repose sur :

-les connaissances de base sur le diabète de l'équipe pédagogique ce qui leur permettra de comprendre si le jeune a besoin de sortir du cours ou de prendre du sucre
-la disponibilité du matériel afin de réaliser une glycémie si besoin
-l'information auprès de l'infirmière de l'établissement selon sa présence
-la disponibilité de glucagon dans un réfrigérateur de l'établissement


Les difficultés sont liées à :

-la volonté du jeune d'informer l'équipe pédagogique
-le mauvais équilibre du diabète
-le refus du jeune de parler de son diabète en général même auprès de ses copains
-la non disponibilité du matériel


Quel que soit l'âge,
il est impératif d'informer les enseignants, l'équipe pédagogique et l'infirmière de l'établissement du diabète de votre enfant, leur expliquer les principes du traitement insulinique et la surveillance quotidienne.
Ils doivent savoir à quel moment votre enfant prend une collation, la prévention et les risques de l'hypoglycémie, la nécessité de prendre du sucre et comprendre la nécessité d'aller aux toilettes.
Grâce aux informations données, les copains, les professeurs sauront reconnaître les signes d'hypoglycémies et donner du sucre.
Afin de vous aider le mieux possible, adolescents, parents, enseignants il vous est possible de retrouver toutes les informations importantes sur le site de l'AJD.( très complet à consulter impérativement).

Les cahiers de l'AJD constitueront une aide précieuse et efficace afin d'expliquer le diabète.

Ils pourront être remis aux enseignants.

Le Projet d'Accueil Individualisé (PAI) favorise la compréhension et les échanges entre les enseignants, les médecins et la famille. Il permet de rassurer parents et enseignants, leur donnant ainsi les moyens d'agir en cas d'urgence.

Pour plus d'informations (Association des Jeunes Diabétiques) :http://www.diabete-france.net



(source diabetebd )

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