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Diabètendurance |
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Courir :
100 conseils de base Par Serge COTTEREAU
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Ne croyez pas que courir est réservé à des individus
doués pour ça, et que vous ny arriverez jamais.
Courir est une activité naturelle, à laquelle votre
corps sest désadapté. Il suffit de le réadapter
très progressivement,par des règles précises,
pas nimporte comment. Si vous avez de mauvais souvenirs de cet
exercice dans votre jeunesse, cest justement parce que vous
naviez pas adapté progressivement votre organisme . |
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2
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.Si
vous êtes en très mauvaise condition physique (sans
anomalie interdisant
la pratique dun sport voir un médecin spécialiste
de médecine sportive)
,
vous pouvez adapter votre corps à la course à pied.
Il y a forcément une intensité et une durée deffort
qui vous conviennent. La durée et la vitesse de votre allure
dentraînement ne sont pas les mêmes que celles de
votre voisin. Votre voisin peut peut-être courir en endurance,
à 10 km/heure,pendant 30 minutes, sans fatigue. Vous, vous
devez peut-être accepter de vous contenter de 10 minutes à
7 km/heure, entrecoupé de marche lente. Et il vous faudra peut-être
un an dentraînement progressif pour pouvoir courir pendant
30 minutes.
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3
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Il ny a pas de méthodes dentraînement particulières
pour les femmes. Cest exactement comme pour les hommes. Elles
commencent souvent à un niveau particulièrement bas,
et ne devront pas sétonner de devoir courir à
allure dendurance très lente, largement entrecoupée
de marche. Leur marge de progression est généralement
plus grande que celle des hommes. |
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4
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Ne courez pas avec des chaussures conçues pour un autre sport
que la course à pied, comme des Tennis ou des Baskets. Évitez
les chaussures montantes. Si vous ne savez pas quel modèle
choisir, achetez-les dans un magasin tenu par un coureur de fond.
Il a les compétences pour vous conseiller au mieux en fonction
de la forme de vos pieds, de vos terrains habituels dentraînement,
de votre poids, de votre niveau et du prix que vous acceptez dy
mettre. Choisissez-les assez grandes. Elles ne doivent surtout pas
vous compresser le pied.Les chaussures dont le dessus est en cuir
ou en peau sont dépassées. Les chaussures modernes sont
en matériaux synthétiques, qui laissent sévaporer
la sueur aussi bien que la peau, sont plus confortables, plus solides,
beaucoup plus doux à la peau et dun entretien facile
(on peut les laver dans la machine à laver, à température
modérée toutefois).
Lorsque lon vous présente une chaussure de jogging, la
première chose à faire est de sassurer que la
semelle se plie aisément à un endroit précis,
vers les 2/5 en partant de la partie avant ; la partie arrière
doit resté bien horizontale (la chaussure ne doit pas senrouler).
Cette partie arrière doit opposer une forte résistance
à la torsion. Le prix nest pas un critère suffisant
pour juger de la qualité.
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5
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Un seul entraînement par semaine nest pas suffisant
pour adapter votre corps à leffort, ressentir des effets
bénéfiques sur votre santé, ou espérer
progresser. Il en faut au moins deux. Essayer den faire trois,
même sils ne sont que de 15 à 30 minutes. En
tout cas, si vous ne faites quun entraînement par semaine,
ne dépassez pas 45 minutes et ne forcez pas du tout. Forcer
vous ferait plus de mal que de bien.
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6
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Lors de l'entraînement dendurance, pour se rendre
compte si lon court bien à lintensité qui
convient, il ny a pas dautres moyens que de prendre ses
pulsations cardiaques (pendant 15 secondes puis multiplier
par quatre). Sinon courir avec un cardiofrequencemetre. Les autres
impressions , courir à laise, pouvoir parler en courant,
etc... sont trop subjectives pour juger réellement si lon
fait bien de lentraînement dendurance, résistance
douce ou intensive.
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7
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Ne vous entraînez pas en pleine digestion. Attendez au moins
deux heures après un repas. Sentraîner en pleine
digestion est inconfortable et pénible.
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8
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Si vous vous entraînez seulement dans un but hygiénique
(pour la santé) ainsi que si vous êtes débutants,
il vaut mieux vous entraînez seulement en endurance. Mais si
vous vous entraînez dans un but compétitif, variez vos
formes dentraînement. Ne faites pas toujours de lendurance
(continuez à en faire en priorité mais ne faites
pas que cela), ni surtout toujours de la résistance.Si on ne
sentraîne que pour la santé, lidéal
est darriver à 3 ou 4 séances, denviron
45 minutes, par semaine.
Il faut bien avoir à lesprit que, contrairement à
une machine, lorganisme humain suse plus vite lorsquil
ne fonctionne pas. Il souffre beaucoup plus de sédentarité
que dun excès dexercice !
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9
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Prenez lhabitude de vous entraîner seul ; ainsi vous vous
entraînerez à lintensité qui correspond
vraiment à votre niveau actuel. En course de fond lentraînement
est strictement individuel. Il nest pas possible de sentraîner
comme il faut si lon sentraîne en groupe ; il y
en a forcément qui ne courent pas à lintensité
qui leur convient. En général il ny a que le plus
fort qui court à son rythme.
Le débutant croit quil est plus agréable de courir
en groupe. Mais lorsquil a essayé quelques entraînements
en solitaire il se rend compte quainsi il apprécie mieux
tous les bienfaits du jogging.
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10
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.
Ne soyez pas étonné de la lenteur de votre allure
lorsque vous courez en endurance. On constate que lallure dendurance
dun coureur bien entraîné et valant trois heures
au marathon (42 km 195) se situe habituellement entre 11 et 13 km
à lheure !
Celle dun débutant est généralement de
7 à 8 km /heure, mais cest très variable selon
les individus, leur condition physique de départ, leur qualité
naturelle. Cette allure dendurance saméliore progressivement
au fil des entraînements. On constate dabord que lon
peut courir un peu plus longtemps, puis un peu plus vite tout en restant
à lintensité dendurance. Cest que
le cur et tout lorganisme se sont adaptés. Mais
il faut être patient, car si lamélioration en durée
se constate assez tôt, lamélioration de la vitesse
moyenne en endurance est plus lente
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11
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Ne vous souciez pas du nombre de kilomètres parcourus dans
la séance dentraînement. Pour calculer la quantité
de votre entraînement ce qui compte cest la durée,
pas le nombre de kilomètres, car le kilométrage peut
varier selon les conditions atmosphériques : chaleur, vent,
froid (pesanteur des vêtements si lon sentraîne
très couvert) et selon la forme du jour. |
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12
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Pour une même durée hebdomadaire dentraînement,
il vaut toujours mieux faire plusieurs séances, même
si ainsi elles sont plus courtes, quun ou deux entraînements
longs. Par exemple, pour trois heures, il vaut mieux faire 4 séances
de 45 minutes plutôt que 2 séances de 1h 30. Ce
sera plus profitable pour la santé et la performance.
Toutefois, si lon envisage de participer à une épreuve
longue, du type marathon par exemple, il est bon de conserver, une
fois par semaine, une séance longue qui peut éventuellement
être portée jusquà 1 h30 2 h, voire
un peu plus chez les
sujets
qui ont beaucoup de pratique. Mais il nest pas nécessaire
de faire, à lentraînement, des séances
aussi longues que la compétition que lon prépare.
A exagérer la durée des séances dentraînement
on finit par sépuiser plutôt quà
en tirer profit.
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13
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Entraînez-vous dans la tenue la plus confortable pour être
à laise. Contrairement à une idée reçue,
le fait de suer ne fait pas maigrir. Car ce nest pas de la graisse
qui fond, mais seulement de leau qui sen va et qui devra
impérativement être récupérée le
plutôt possible sous peine de troubles.
Les sudisettes, sauna, etc. ne font pas maigrir. On perd plus de graisse
en étant peu couvert, car lorganisme dépense des
calories pour maintenir sa température (sil fait froid).
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14
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A lentraînement, nhésitez pas à faire
de courtes pauses, en marchant tranquillement ; par exemple 1 à
2 minutes toutes les 15 à 20 minutes de course (même
si vous pouvez tenir sans vous arrêter beaucoup plus longtemps).
Votre entraînement sera aussi profitable ; et cela le rendra
plus agréable tout en limitant le risque de blessures. Vous
pouvez profiter de ces pauses pour boire sil fait chaud.
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15
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Il est plus agréable et moins traumatisant de sentraîner
sur un sol tendre, chemin ou gazon, bien que les excellentes chaussures
de courses actuelles amortissent une grande part du choc de chaque
foulée.
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16
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Si vous faites des compétitions sur route, il faut sy
adapter en consacrant une bonne part (au moins la moitié) de
votre entraînement sur ce type de sol. Mais il faut garder,
si possible, surtout si vous vous entraînez beaucoup, une part
de votre entraînement sur sol tendre (au moins le quart).
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Ne vous privez jamais de boire. Au contraire, buvez de leau,
un peu plus que votre envie, car la sensation de soif napparaît
que lorsque le déficit de lorganisme en liquide est déjà
important. Buvez avant lentraînement, pendant lentraînement
si celui-ci est long et surtout sil fait très chaud,
après lentraînement, car un déficit de lorganisme
en liquide, non seulement augmente le risque de blessures, mais augmente
considérablement le temps nécessaire pour récupérer |
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A lentraînement, si vous buvez, ne prenez que de leau
pure. Pas de boissons sucrées. Ne prendre que de leau
pure habitue votre organisme à tirer son énergie des
lipides, dont nos réserves sont très importantes, et
à économiser le carburant glycogène dont nos
réserves sont limitées. Ainsi en compétition,
nous pourrons poursuivre notre effort plus longtemps. Dautre
part, pendant leffort, la nocivité du sucre sur les dents
(caries) est augmentée.
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19
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Pour pouvoir boire lors de vos plus longs entraînements par
temps chaud, prévoyez de cacher dans les haies ou autres endroits
sur votre parcours, des bouteilles deau. Dans des bouteilles
deau minérale refermées après usage, leau
reste buvable pendant au moins une dizaine de jours ; à condition
de les mettre à lombre. |
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20
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Terminez toujours vos entraînements, même les plus difficiles,
dans leuphorie. Pour cela, terminez les séances sans
forcer : au moins 15 minutes en endurance. |
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21
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21.
A lentraînement ne faites pas fréquemment
de longues descentes rapides. Cest particulièrement traumatisant
pour les muscles, les articulations, etc. ; et vous augmentez les
risques davoir des douleurs lombaires, des sciatiques, etc. |
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.
Ne faites pas de séances dentraînement longues
et éprouvantes (de type résistance) deux jours de suite.
Entrecoupez-les dentraînement dendurance. |
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23
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Évitez, autant que possible, darrêter lentraînement
pendant plus dune semaine. La plupart des individus perdent
très vite la forme en cas darrêt de lentraînement
sur une période de plus dune dizaine de jours et ont
ensuite du mal à la retrouver. Les sujets exceptionnellement
doués (une toute petite minorité) retrouvent vite la
forme après une période darrêt de lentraînement.
Ils récupèrent aussi vite après une compétition.
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24
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Nessayer jamais de battre vos records à lentraînement.
Ni votre record sur tel parcours dentraînement. Ne faites
jamais des efforts (même courts) à intensité maximum.
Les efforts à intensité maximum (même courts)
sont à éviter absolument dans lentraînement
à la course de fond, car ils détruisent lendurance.
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25
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Si vous faites un plan dentraînement exigeant, à
la limite de vos possibilités de récupération,
réservez une semaine sur trois avec un entraînement réduit
de moitié. Cela favorise la bonne assimilation des périodes
dentraînements difficiles. Sentraîner toujours
au maximum de ses possibilités augmente les risques de blessures
et occasionne presque systématiquement une fatigue chronique. |
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26
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Après lentraînement, il est préférable
de ne boire que de leau pure, qui passe plus vite se lestomac
dans le sang, quune boisson sucrée. La réhydratation
de lorganisme et donc la récupération en sont
accélérées. De plus, prendre du sucré
après lentraînement a tendance à déséquilibrer
lalimentation (risque de carence en vitamines et sels minéraux).
Mais, 15 à 30 minutes après lentraînement,
il est bon de prendre une portion daliments glucidiques (pain,
pomme de terre
) autre que le sucre. |
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Après un entraînement éprouvant dans la chaleur,
on améliorera la récupération en buvant de leau
pure bien sûr, et aussi en prenant, quelques minutes, un bain
ou une douche plutôt froide. Ne pas se mettre dun seul
coup sous ou dans leau froide ; mais commencer par une eau à
température confortable ni chaude, ni froide
puis refroidir progressivement. Par contre, après un entraînement
dans le froid, on bénéficiera dun bain ou dune
douche tiède. Il est fortement déconseillé de
prendre un bain très chaud, surtout sil est prolongé,
après un effort (risque cardio-vasculaire |
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28
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Il est préférable, surtout si lentraînement
a été éprouvant dattendre 15 à 30
minutes avant de prendre
des
aliments. Car absorber des aliments, ou une boisson qui nest
pas de leau pure (lait, boissons sucrées, jus de fruits)
ralentit le passage de leau de lestomac dans le sang
et ne permet donc pas une réhydratation aussi rapide.
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Si vous constatez que votre allure dendurance baisse (toutes
conditions atmosphériques étant égales par ailleurs)
cest que votre entraînement comporte un trop grand pourcentage
de résistance. Supprimez pendant plusieurs semaines (tant que
vous navez pas retrouvé votre meilleur niveau dendurance)
tout entraînement de résistance dure. Entraînez-vous
seulement en endurance (environ ¾ de votre entraînement)
et en résistance douce (environ ¼ de votre entraînement).
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30
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Tous les 2 entraînements il serait excellent de marcher, ou
de trottiner lentement, pieds nus, quelques minutes, même sur
le macadam (la plante des pieds sy fait en quelques séances).
Cela fait travailler la musculature et les articulations du pied,
insuffisamment sollicités dans la chaussure, et renforce le
tissu sous-cutané plantaire. Cela permettrait aussi de conserver,
ou faire retrouver au pied ses facultés naturelles damortissement
; Ce qui savérerait très profitable lorsque lon
fait une compétition avec des chaussures légères,
donc moins amortissantes. Toutefois, pour courir pied nu il est indispensable
dêtre vacciné contre le tétanos (vaccination
à renouveler tous les 10 ans) car de toutes petites blessures,
même insignifiantes, peuvent être la porte ouverte à
ce redoutable microbe.
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Nintensifiez pas votre entraînement à lapproche
des compétitions. Mais espacez les séances les plus
intensives ou les plus longues. En gros, réduisez votre entraînement
à peu près de moitié dans les dix derniers jours.
Il vaut mieux en faire trop peu
que trop. Dans les 3 ou4 derniers
jours contentez-vous éventuellement de sorties très
courtes, 15 à30 minutes, très peu intenses. Toutefois,
certains coureurs très entraînés peuvent se permettre,
sils préparent une compétition dépassant
largement 1 heure, de faire une séance particulièrement
intense et longue (2 à 2 h30) 4 jours avant la compétition
(le mercredi si lépreuve a lieu le dimanche) ceci afin
dépuiser leurs réserves qui, par un phénomène
de compensation, augmenteront au-delà de la normale les jours
suivants sils arrêtent lentraînement et suivent
un régime pauvre en lipides (graisse) et riche en glucides
(régime dissocié scandinave).
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32
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A la sortie de lhiver, en vue des premières épreuves
du printemps, réadaptez-vous à la chaleur en effectuant
quelques entraînements très couverts (il nest pas
utile quils soient très longs 45 à
1 heure est suffisant), à 3 ou 4 jours dintervalles.
Cela améliore le fonctionnement des glandes sudoripares (qui
fournissent la sueur) qui ont perdu une partie une partie de leur
efficacité durant la période hivernale. Cest lévaporation
de cette sueur qui va permettre déviter une trop grande
élévation de la température du corps, et donc
de mieux supporter la chaleur. Lévaporation de la sueur
fournit du froid. Pour conserver au plus haut niveau le bon fonctionnement
de ces glandes sudoripares, on continuera à faire une fois
par semaine, un entraînement de ce type, très couvert
et (si possible) aux heures chaudes.
Avant
ce type dentraînement on veillera particulièrement
à boire abondamment, et aussi pendant lentraînement,
afin que la sudation puisse se faire de la façon la plus
efficace.
Toutefois,
sil est indispensable dêtre très adapté
à la chaleur pour la compétition par temps chaud et
même par température tempérée, cela nest
pas nécessaire pour celui qui ne sentraîne que
dans un but hygiénique, sans compétition. En effet,
ces entraînements sont éprouvants et peu agréables,
et, pour que le Jogger sans but compétitif garde le plaisir
de courir, il est préférable quil sentraîne
aux heures fraîches, dans la tenue la plus confortable pour
être à laise.
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Les trois derniers jours avant une épreuve dépassant
une durée dune heure et demi, diminuez la consommation
de lipides (matières grasses) : viande et poissons gras, beurre,
huile, crèmes, margarine, pâtisseries grasses, fruits
oléagineux, avocats, chocolat ; et augmentez la ration de glucides
: céréales (pain, pâtes, riz), légumes,
fruits, produits laitiers écrémés, produits sucrés.
Mais nexagérez pas la consommation de produits sucrés
; préférez les autres aliments glucidiques. Si lépreuve
est dune durée inférieure à une heure et
demie il ny a pas lieu de modifier lalimentation habituelle
si celle-ci est équilibrée.
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34
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Il ny a aucune raison de modifier votre activité sexuelle
avant une compétition. La continence ne vous apportera pas
de possibilités supplémentaires.
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35
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.
Prenez votre dernier repas avant lépreuve suffisamment
tôt pour être sûr de lavoir totalement digéré
au moment du départ (la digestion utilise les globules rouges
dont vous avez besoin pour loxygénation et brûler
les calories nécessaires durant leffort). Cest
à dire au moins 4 heures avant le départ. Il doit être
léger et digeste.
Évitez
surtout les aliments gras (en particulier les viandes grasses) dont
la digestion, habituellement déjà beaucoup plus longue
que celle des aliments glucidiques comme le pain, le riz, les légumes,
les fruits
est encore largement retardée par lappréhension
et le trac davant lépreuve. Évitez absolument
les fritures.
Les
fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes, cacahuètes)
et lavocat sont gras et donc déconseillés au
dernier repas avant la compétition.
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36
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Si lépreuve dépasse une heure, prenez la valeur
de deux tasses à café plutôt fort une heure avant
le départ. La caféine amène lorganisme
à économiser une réserve énergétique
: le glycogène (qui est le meilleur carburant pour fournir
leffort
; mais dont la quantité stockée dans nos muscles est
malheureusement limitée), aide à mieux utiliser le
carburant, lipides, dont les réserves sont toujours plus
que suffisantes.
Cet
effet favorable de la caféine est, en dehors des variations
individuelles, dautant plus important que lon est dun
niveau modeste. Mais attention, pour bénéficier de
cet effet favorable il faut que le café soit pris sans sucre.
Prendre
du café à des doses trop supérieures à
celles indiquées ci-dessus amènerait un effet inverse
à leffet recherché ; de plus, le risque de déshydratation
serait augmenté, car la caféine est diurétique.
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37
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Entre le dernier repas et le départ ne prenez pas de boisson
sucrée, ni même de jus de fruits.
Par
contre vous pouvez boire de leau pure. Cest même
recommandé sil fait chaud ; afin de ne pas partir déshydraté.
Ne
prenez pas non plus dautres aliments, pas même de biscuits
plus ou moins soi-disant diététiques. Cette recommandation
est dautant plus importante à respecter que lépreuve
est longue. Prendre, avant leffort, des aliments sucrés
(quels quils soient), ainsi que tout aliment glucidique, amènerait
votre organisme à dilapider plus rapidement ses réserves
énergétiques dès le début de lépreuve.
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38
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Salez comme dhabitude, pas plus les derniers repas avant lépreuve.
La
consommation de sel étant, dans nos pays, très supérieure
aux besoins, il ne faut pas, contrairement à ce que beaucoup
croient, augmenter la ration de sel sous prétexte que lon
fait du sport. Prendre trop de sel peut causer des crampes (ce nest
pas la seule cause). On constate que ceux qui ont lhabitude
de manger peu salé supportent mieux la chaleur que les autres.
Les
aliments contiennent naturellement du sel (chlore + sodium), même
si nous nen percevons pas la saveur. De plus il est ajouté
dans beaucoup daliments transformés (pain, fromages,
conserves, charcuteries, biscuiteries, etc.). Même si nous
nen ajoutons pas du tout dans notre cuisine nous pouvons être
quasiment assurés den absorber suffisamment.
Toutefois,
il ne faut pas tomber dans lexcès inverse en suivant
un régime strict sans sel (pain sans sel, - suppression des
aliments qui en contiennent beaucoup naturellement). Ce régime
strict sans sel, réservé à des traitements
médicaux particuliers, est incompatible avec un entraînement
sportif.
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39
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Il ny a pas daliments miracles qui peuvent vous faire
courir plus vite ou plus longtemps que ce que vous valez. Il faut
seulement éviter, en plus des aliments gras, ceux qui vous
posent habituellement des problèmes digestifs particuliers
et ceux auxquels vous nêtes pas habitués.
Les
pruneaux, les figues, les fruits insuffisants mûrs, en particulier
le raisin, peuvent être la cause de désordres intestinaux.
Le
dernier repas peut être le suivant :
-
un légume cuit à leau : pommes de terre, ou
haricots verts, ou riz, sans ou très peu de matières
grasses ;-
une ou deux tranches de pain (à volonté, selon la
faim ; pas plus) ;
-
un yogourt, ou un verre de lait froid (non glacé) écrémé
;
-
un fruit bien mûr : pomme ou poire, ou agrume (sans pulpe),
ou un vrai jus de fruit.
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40
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Avec les excellentes chaussures actuelles, dont le revêtement
intérieur est très doux à la peau, il nest
pas forcément utile de mettre des socquettes. A vous de faire
des essais, avec ou sans socquettes, pour voir ce qui vous convient
le mieux. En tout cas, ne faites pas ainsi de compétitions
sans avoir fait plusieurs essais lors des entraînements les
plus longs (avec les chaussures que vous mettrez en compétition).
Ne mettez jamais de chaussures toutes neuves en compétition
; la semelle a besoin dêtre assouplie auparavant par quelques
entraînements.
Linconvénient de courir pieds nus dans la chaussure,
cest que la chaussure prend vite une
odeur insupportable
; mais il est facile de la faire disparaître en la lavant dans
la machine à laver (à température modérée).
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41
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.
Les spécialistes ont, pour la compétition, des
chaussures spéciales, plus légères que celles
dentraînement. Mais si vous êtes débutant
ou dun niveau modeste, des chaussures dites dentraînement
sont souvent préférables ; car leur meilleure capacité
damortissement compense largement leur poids légèrement
supérieur.
De
plus, elles tiennent mieux le pied, ce qui limite la fatigue des
articulations et des tendons de la jambe et de la cuisse. En général
il faut dautant plus préférer une chaussure
amortissant bien les chocs, même si ainsi elles sont plus
lourdes, que la compétition est longue, que lon est
débutant, âgé, lourd et dun niveau modeste.
Si
lon réunit seulement 2 de ces indications, ou même
une seule très prononcée, on prendra une chaussure
dite dentraînement pour la compétition.
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42
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.
Léchauffement avant une compétition est
une affaire individuelle. En principe, on doit dautant plus
séchauffer que la distance est courte, que lon
est âgé, et que lon est entraîné.
Pour
un marathon il nest pas utile, pour un coureur qui nest
pas de haut niveau, de séchauffer plus de cinq minutes
à allure très lente (surtout, évitez de faire
des accélérations).
Pour
un semi-marathon, ou une épreuve sensiblement équivalente,
on peut séchauffer lentement dix à quinze minutes
(un peu plus, et avec 2 ou3 légères accélérations
sur 200 ou 300 mètres, pour un coureur très entraîné).
Pour
un cross ou une course de demi-fond sur piste on commencera léchauffement
environ une demi-heure avant lépreuve. On commencera
par courir lentement une dizaine de minutes, 2 à 3 minutes
de marche, puis on fera 2 ou 3 accélérations de 200
mètres (plutôt 4 à 5 répétitions
de 100 mètres sil sagit de demi-fond court :
800 1500 mètres) à lallure moyenne de
la compétition, entrecoupés de marche ou de course
très lente. Ensuite, jusquau moment du départ,
on veillera à ne pas perdre le bénéfice de
léchauffement (ne pas rester immobile) en trottinant
ou (et) en marchant.
Quel
que soit le type dépreuve, on séchauffera
en survêtement sil fait froid (et on ne le quittera
quau dernier moment), mais dans la tenue la plus légère
possible sil fait chaud (en particulier si lépreuve
nest pas du demi-fond court).
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43
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Pendant leffort, un déficit deau dans lorganisme
diminue considérablement les possibilités.
Un
déficit de 2% du poids du corps, soit 1,3 litres pour un
sujet de 65 kg, diminue déjà les possibilités
de 20% (les sujets non entraînés ou peu entraînés
supportent encore plus mal un déficit de liquide).
Or,
lors dun effort intense par une température de 30 degrés
on peut perdre plus dun litre en une demi-heure. Si la perte
de liquide atteint 8% du poids du corps, soit environ 5 litres,
ce qui peut arriver sur la fin dun marathon par temps chaud,
leffort devient dangereux (risque de coup de chaleur, qui
à la limite peut être mortel !).
Il
faut donc boire, pendant lépreuve, fréquemment
pour navoir jamais un déficit en liquide. Lidéal
est de boire selon la chaleur, de 1/8 à ¼ de litre
toutes les 15 minutes. Il est difficile de boire plus dun
quart de litre par ¼ heure, car lestomac a du mal à
évacuer des quantités plus importantes. Toutefois,
on facilitera la vidange de lestomac en prenant le temps de
mélanger chaque gorgée avec de la salive.
Si
lon boit davantage que ses pertes en liquide (sueur surtout)
on aura besoin duriner, ce qui que linconvénient
de faire perdre un peu de temps (mais pendant lequel on récupérera).
Il est très préférable de boire trop
que trop peu.
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44
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Sil fait chaud, nespérez pas réaliser la
même performance que sil faisait frais. Vous pouvez seulement
compenser le handicap de la chaleur en buvant, et en vous mouillant
à chaque point deau, mais il vous faut tout de même
partir sur une base moins rapide que prévue.
On
doit dautant plus réduire son allure que lon
est peu entraîné car, toutes choses étant égales
par ailleurs, ceux qui sentraînent beaucoup supportent
nettement mieux la chaleur que les autres.
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45
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Au-dessus de 15°, mettez votre maillot le plus léger et
le plus aéré possible. En cas de forte chaleur il est
prudent de porter un couvre-chef (de couleur claire).
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46
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.
Contrairement aux heures précédent
lépreuve, pendant lépreuve la boisson doit
être sucrée, à raison de 20 à 40 grammes,
(glucose ou fructose, ou sucre usuel, ou miel peu importe) par litre
deau. Sil fait chaud, comme on boit davantage, 20
grammes par litre est suffisant. Sil fait frais, on boira moins
et la proportion de sucre approchera 40 grammes, voire plus (en particulier
pour les coureurs de niveau faible sur très longues distances,
marathon et au-delà).
Si
lon exagère la portion de produits sucrés, la
vidange de lestomac est ralentie, leau stagne dans lestomac,
dou des pesanteurs, renvois, inconfort, éventuellement
douleurs au ventre. Pour éviter ces problèmes, le
sucre ordinaire est préférable aux boissons dites,
énergétiques ! !
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47
|
En compétition, nattendez pas davoir soif pour
boire. Car on ne ressent la sensation de soif que lorsquon a
déjà un important déficit en liquide. Cette diminution
de la sensation de soif est dautant plus nette que lon
est âgé (mais les besoins restent les mêmes).
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48
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.
Pendant lépreuve, il est inutile de prendre du
sel si vous buvez
moins
de 3 litres. De toute façon il ne faut pas prendre plus de
1 gramme de sel par litre de boisson absorbée. Les boissons
glucosées du commerce contiennent un peu de sel. Il est inutile
den prendre en supplément. Surtout ne prenez pas de
sel si vous ne buvez pas. Vous aggraveriez les conséquences
dun déficit en liquide.
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49
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En compétition, on a généralement intérêt
dêtre vêtu le plus légèrement possible
pour éviter la surchauffe du corps qui diminue considérablement
les possibilités. Mais si lon a froid, il ne faut pas
sacharner à rester avec le même maillot léger.
Prendre un maillot supplémentaire lorsquon a froid
peut ranimer la vitalité dune façon surprenante.
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50
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Ne prenez aucun aliment solide pendant lépreuve, sauf
le produit sucré que vous ajoutez à votre boisson. Pas
de fruits secs, pas de fruits
Car des aliments solides ralentissent la vidange de lestomac
(leau passant plus difficilement dans le sang) et son source
dennuis digestifs, surtout sil fait chaud.
Toutefois sil sagit dune épreuve de très
grand fond, type 100 km, il se peut que vous soyez, au bout dun
certain temps, réduit à marcher. Dans ce cas deffort
très peu intense on peut, en général, comme les
cyclistes, supporter une alimentation solide, type biscuits, biscottes,
pain
Mais, même dans une épreuve aussi longue,
si vous courez évitez de prendre des aliments solides.
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51
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Ne faites pas comme 90% des autres concurrents ; ne partez pas trop
vite par rapport à vos possibilités. Le premier dixième
de lépreuve devrait être couru légèrement
moins vite que sa moyenne sur toute lépreuve. Cest
ce qui permettrait de réaliser la meilleure performance possible
en fonction de ses possibilités. Partir vite épuise
rapidement les réserves de carburant (glycogène) stockées
dans nos muscles ; la défaillance en est considérablement
avancée. Partir vite nest jamais avantageux. Les secondes
gagnées au début de lépreuve se payent
double ou triple à la fin.
Au
tout début dune épreuve on est souvent excité
euphorique, même si lon ne sen rend pas très
bien compte ; si bien que, souvent, lon apprécie pas
justement son allure et lon part plus vite quil aurait
fallu !
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52
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Si vous constatez quen compétition une boisson glucosée
vous écure ou vous reste sur lestomac, la prochaine
fois essayez une autre marque ou un autre arôme. Il se peut,
sans quaucune raison objective puisse lexpliquer, que
cette nouvelle marque, ou ce nouvel arôme vous convienne parfaitement.
De toute façon, vous pouvez tout aussi bien prendre une boisson
sucrée avec du sucre ordinaire, ou du glucose pur si vous le
supportez mieux, ou même du vrai jus de fruit (coupé
deau, le jus de fruit pur est trop concentré pour passer
rapidement de lestomac vers le sang) comme les boissons du commerce
100% jus de fruits. Lefficacité est identique. En compétition,
lapport de vitamines et sels minéraux est inutile, car
lorganisme utilise ses réserves, qui sont largement suffisantes
si lalimentation habituelle est convenable.
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53
|
.
Si vous partez dans un but compétitif,
ne faites pas la conversation avec les
autres
coureurs dans les premiers kilomètres . Non seulement cela
vous essouffle un peu, mais surtout vous empêche de vous concentrer
pour apprécier si lintensité de votre effort
est celle qui vous convient pour la distance à effectuer.
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54
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Si lépreuve est longue et que vous êtes dun
niveau modeste, vous réaliserez un meilleur temps final en
effectuant de nombreuses petites pauses en marchant tranquillement.
Par exemple, si vous valez à peu près 1 h 50' au semi-marathon,
vous avez intérêt à marcher 30 secondes toutes
les 10 minutes (approximativement) plutôt que de vous acharner
à ne pas vouloir marcher. Essayez et vous verrez que vous effectuerez
un meilleur temps !
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55
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Même si vous vous sentez à laise, ne sautez pas
le premier ravitaillement pour gagner du temps. Cela est dautan
plus vrai que lépreuve est longue, quil fait chaud
et que vous êtes dun niveau modeste.
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56
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Pendant une compétition, sil fait chaud, il vaut mieux
boire frais (lidéal étant 10 à 15°),
car une boisson froide passe plus rapidement de lestomac dans
le sang. Une boisson tiédie au soleil risque, en stagnant dans
lestomac, dentraîner des pesanteurs, des maux d
estomac, des vomissements. Mais il ne faut pas boire glacé. |
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57
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Lorsque, en compétition, vous avez de façon inattendue
une sensation de facilité, deuphorie, méfiez-vous,
naccélérez pas trop. Car vous risqueriez la défaillance
peut de temps après.
Cette
sensation de facilité se manifeste généralement
dans les traversées de village, ou lorsque lon rattrape
des concurrents mal en point, ou devant la présence de supporters
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58
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Lorsque vous dévalez une longue descente précédant
une montée, relâchez votre effort dans les trois ou quatre
cents derniers mètres, sinon vous seriez incapable de monter
convenablement la première rampe.
Il
est certain que des sujets sont meilleurs grimpeurs que dautres.
Cela tient en partie aux parcours dentraînements habituels
et surtout à la morphologie (les légers et petits
sont avantagés dans les côtes) ; mais si lon
monte difficilement les côtes, cest souvent aussi parce
quon les a abordées en étant déjà
éprouvés. Les secondes gagnées en forçant
dans la portion précédente sont très largement
perdues dès les premières rampes, et même parfois
se transforment en minutes si la côte est très longue.
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59
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Si, par temps chaud, vous ressentez des malaises : maux de tête,
et (ou) étourdissement, et (ou) vomissement, et (ou) perte
de léquilibre, et (ou) arrêt de la sudation, il
sagit sans doute dun début de coup de chaleur ou
dinsolation. Ninsistez pas couchez-vous à lombre,
la tête surélevée. Si possible mouillez-vous le
visage ; buvez de leau fraîche. Le coup de chaleur et
linsolation sont des accidents très graves. A lextrême,
ils peuvent entraîner la mort. Si vous êtes victime dun
coup de chaleur ne soyez pas étonné de très mal
supporter la chaleur pendant plusieurs mois. |
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60
|
Les causes les plus fréquentes des crampes en compétition
sont : un entraînement insuffisant pour la distance à
effectuer, un départ trop rapide, la déshydratation,
labsorption excessive de sel, une fatigue chronique (lorsque
lon fait des compétitions dures trop rapprochées
ou que lentraînement est excessif), une alimentation habituelle
déséquilibrée. |
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61
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62.
Une des causes de crampes peut être aussi de courir toujours
du même côté sur une route bombée. Pensez
à changer de côté. |
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62
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En compétition, vous navez besoin que deau, de
sucre (peu importe que se soit du sucre usuel, du glucose, du fructose
ou du miel). Il nexiste aucun autre produit miracle, ni ginseng,
ni gelée royale, ni biscuit protéiné, ni sachet
de ceci ou de cela qui
peut vous faire courir plus vite que ce que vous valez, ni vous donner
des forces particulières. Il ny a que ceux qui vendent
ces produits qui laffirment ! |
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A larrivée, si vous êtes très éprouvés,
ne buvez une boisson que très légèrement sucrée.
Par exemple, un morceau de sucre pour un verre deau. Si vous
prenez un jus de fruit, coupez le très largement deau.
Ensuite, progressivement, une demi-heure après environ, vous
pouvez prendre une boisson plus sucrée. Une forte prise de
sucre par un sujet très éprouvé, et ne faisant
plus defforts, risque dentraîner une crise dhypoglycémie
(baisse du taux de sucre dans le sang),qui peut aller jusqu'à
faire perdre connaissance |
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64
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Après une épreuve relativement courte, de disons, moins
de 15 km (cest donc valable aussi pour le cross et les courses
sur piste) on améliorera considérablement la récupération
en effectuant, très tôt après larrivée
(quatre à cinq minutes après), au moins 15 minutes en
courant très lentement (à peine en endurance). |
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65
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Ne faites pas dentraînement difficile (seulement de courtes
séances en endurance) dans les jours suivant une compétition.
Attendez davoir récupéré.
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66
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.
Ne faites pas trop de compétitions.
Il est bon de se ménager de longues périodes (2 ou 3
fois 2 mois dans lannée) sans faire de compétition
du tout. Cest surtout dans ces longues périodes sans
compétition que lon peut faire un plan dentraînement
suivi et que lon progresse vraiment. |
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Il est très dangereux de courir de nuit avec un équipement
inadapté (chaque année, plusieurs morts et de nombreux
blessés graves sont à déplorer : coureurs fauchés
par des automobilistes qui ne les avaient pas vus). Pour être
vu par les automobilistes, la solution parfaite consiste à
porter sur le devant et dans le dos une bande de tissus réfléchissant.
Ne pas confondre avec certains tissus qui, à la lumière
du jour, sont de même aspect que le tissu réfléchissant
mais qui en réalité ne sont que des tissus à
couleur voyante de jour, mais tout à fait inefficace de nuit.
Pour juger de la qualité réfléchissante, mettez-vous
dans une pièce sombre et regardez, à quelques mètres,
le tissu, en dirigeant vers lui léclairage dune
torche tenue à hauteur des yeux. Il nest pas possible
de se tromper.
Dans un magasin de sports, vous trouverez tout le matériel
adéquat pour courir de nuit, bandeaux réfléchissants,
brassards ou lampes rouges clignotante. |
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68
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Le rythme cardiaque au repos (ou le test RUFFIER DIKSON) sil
a indiscutablement tendance à baisser avec lentraînement,
ne peut pas préjuger des possibilités de performance.
Le test RUFFIER DIKSON, qui consiste à prendre le rythme cardiaque,
au repos couché, puis après 30 flexions complètes
des jambes, mains aux hanches, en 45 secondes, et enfin une minute
après cet effort, est loin de pouvoir donner des indications
valables quant aux possibilités de performances en course à
pied. On lit souvent des choses erronées au sujet de ce test.
Ainsi, il nest pas vrai, par exemple, quun rythme cardiaque
plus que doublé après les 30 flexions soit un signe
dinaptitude, etc. |
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69
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.
En matière de diététique, le conseil le
plus simple que lon puisse donner cest de limiter les
aliments gras et le sucre (sucre usuel, ainsi que le sucre des aliments
sucrés : bombons, boissons, confiseries, miel, etc.) ; et de
ne pas négliger les légumes verts, les fruits et les
laitages. Surtout, manger à votre faim en privilégiant
les aliments glucidiques (non sucrés).
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70
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Méfiez-vous de certains régimes soi-disant miracles
: végétariens, macrobiotiques, etc. Ils sont déséquilibrés.
On peut être végétarien en supprimant la viande,
mais il faut conserver des produits animaux : ufs et surtout
laitages.
Un régime déséquilibré peut ne pas sembler
présenter dinconvénients dans un premier temps,
parce que lorganisme peut vivre sur ses réserves, plus
ou moins longtemps selon les sujets. Puis, après un amaigrissement
parfois bénéfique, apparaît une fonte musculaire
dautant plus sévère que le régime aberrant
se poursuit.
Ainsi sinstalle une faiblesse générale, impossibilité
en tout cas de poursuivre une activité physique sportive. |
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71
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Si la motivation qui vous fait pratiquer le jogging est seulement
le désir de maigrir, la formule la plus efficace est de sentraîner
souvent, et de façon peu intense en endurance, même si
les séances sont courtes. Faire, une fois par semaine, une
séance de longue et intense, même jusquà
lépuisement, est peu efficace pour maigrir. Quoi quil
en soit, le fait de se vêtir chaudement, pour suer davantage,
ne vous fera pas maigrir plus vite.
Certains
prétendent que faire du sport ne fait pas maigrir parce que
la dépense en calorie est compensée par un appétit
supplémentaire. Mais, en course à pied particulièrement,
le métabolisme de base est augmenté (plus grande dépense
de calories) pendant un certain temps après lentraînement.
De
plus lorsque lentraînement est très important,
on constate que lappétit diminue, du moins chez certains.
Ce qui fait que certains coureurs qui sentraînent beaucoup
doivent se forcer à manger un peu plus que leur appétit
pour ne pas maigrir exagérément !
On
peut vraiment maigrir grâce au jogging. Toutefois, si lobésité
est importante, il est préférable de suivre dabord
un régime pour maigrir un peu, avant denvisager de
pouvoir courir. On cite pourtant le cas de certains qui ont maigri
de 30 kg et plus, en quelques mois, seulement grâce au jogging
! Il est vrai aussi quil est plus facile daccepter un
régime damaigrissement lorsquon fait du sport
parce que lorsque lon commence à faire du sport, on
ne se supporte plus gras
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|
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72
|
.
La foulée est particulière à
chaque individu. Il ne faut pas imiter la foulée ou le style
dun autre coureur, même si cest un champion. Cela
ne fait quaccélérer la fatigue et diminuer lefficacité.
La foulée saméliore (efficacité et économie),
sans que lon sen rende compte, au fur et à mesure
de la pratique.
On aide encore à son amélioration en courant à
allures variées, en corrigeant par une bonne gymnastique détirement
la raideur des muscles postérieurs, et en ayant de bons abdominaux. |
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73
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Pendant leffort il ne faut faire de grands mouvements respiratoires.
Il faut seulement insister très légèrement à
lexpiration, et laisser lair rentrer tout à fait
naturellement à linspiration, sans chercher à
gonfler la poitrine. Cest assez naturel. Ce nest pas nécessaire
de régler le rythme de la respiration sur les foulées.
Bien sûr, pendant leffort, contrairement au repos, il
faut entrouvrir la bouche, pour que lair puisse entrer et sortir
aisément par les deux orifices à la fois(bouche et nez).
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74
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Parmi les causes possibles de blessures, pensez aux chaussures de
course usées, aux chaussures de ville inconfortables ; aux
caries dentaires (très souvent cause de tendinites !) et autres
infections ; au manque de souplesse des muscles postérieurs,
très souvent la cause de douleurs lombaires et à ressemblance
de sciatique, parfois de tendinites ; aux articulations qui ne sont
jamais mobilisées dans tout leur amplitude
(mobiliser
larticulation, sans brusquerie, dans toute son amplitude,
par des mouvements de gymnastique), à une alimentation excessive
en protides, et (ou) en lipides.
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75
|
.
Si une blessure vous empêche de vous entraîner
à la course, vous conserverez votre condition physique en pratiquant
un sport privilégiant lendurance comme le vélo
et la natation. Ce ne sont pas les mêmes muscles qui entrent
en jeu ; mais la qualité de votre système cur-
poumons sera conservée.
Ainsi,
lorsque vous pourrez reprendre lentraînement de course,
il ne vous faudra quune courte période dadaptation
pour atteindre votre meilleur niveau antérieur.
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76
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77.
Avant le départ nenduisez pas les muscles dune
quelconque pommade. Aucune na la propriété daméliorer
le rendement musculaire. Au contraire, elles risquent, en bouchant
les pores de la peau, de diminuer le rendement. Evitez, surtout les
pommades type DOLPIC ou ALGIPAN, qui risquent de vous causer comme
de véritables brûlures, dautant plus quavec
la fatigue et laccumulation de la sueur, la peau devient plus
fragile. Surtout ne vous laissez jamais masser avec ces pommades au
cours dune compétition.
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77
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Toutefois, pour éviter les irritations, enduisez de vaseline
les endroits de frottement du slip, à la partie interne des
cuisses et des mollets si elles (et ils) ont tendance à se
frôler lorsque vous courez, aux endroits ou la sueur ne sévapore
pas facilement (sous les bras) et à la pointe des seins (ou
le léger frottement du maillot, répété
par des milliers de fois, peut être la cause dirritations
pénibles). Pour la pointe des seins, certain(es) préfèrent
les protéger par un large morceau de sparadrap ; mais il faut
bien être sûr de la qualité de ce sparadrap pour
quil ne se décolle pas.
Ces
précautions particulières sont surtout à prendre
pour les épreuves les plus longues, marathon et au-delà,
et selon les plus ou moins grandes sensibilités individuelles.
Mais ne vous fiez pas à vos seules sensations dentraînement
; car vous pouvez ne jamais avoir dirritations à lentraînement,
et être sujet et en avoir dans une épreuve dune
longueur inhabituelle ou tout lorganisme est perturbé.
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78
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Pour une compétition de nuit (100 km par exemple), il est indispensable
davoir en plus, une lampe, afin déclairer le sol
devant ses pieds. Une petite torche ronde se tient, sans gène,
dans la main. Prévoyez une pile de rechange si vous pensez
courir de nuit plus de 2 heures. |
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79
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Evitez les shorts en toile, type de short de foot ou de rugby qui,
à la longue, finissent par irriter la peau aux endroits de
frottement, occasionnant de véritables brûlures très
douloureuses. Préférez les shorts légers, dit
en satin. |
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80
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La sueur contient un produit : lacide urocanique, qui protège
des rayons de soleil, le fait de se mouiller (certes très favorable
pour lutter contre la chaleur) enlève ce produit et rend la
peau plus fragile aux coups de soleil. Il serait donc prudent, avant
de faire une compétition sous un chaud soleil, de shabituer
progressivement aux rayons de soleil (2 à 3 entraînements
courts, 20à 30 minutes, torse nu sous le soleil sont largement
suffisant, évitez les heures ou le soleil est au plus haut,
entre 11 et 16 h). |
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81
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Pour courir, il est indispensable davoir de bons abdominaux.
Pour cela, ce nest pas nécessaire de les exercer
énormément : deux fois cinq minutes par semaine sont
largement suffisantes. |
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82
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Si vous avez des varices qui vous font souffrir, il est conseillé
de continuer lentraînement normal. Cela évitera,
ou au moins retardera, le moment ou elles deviendront pathologiques.
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83
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Si vos varices vous font souffrir faites-les enlever (si le spécialiste
vous le conseille). Vous retrouverez un confort inattendu. Il
est
même conseillé de ne pas attendre quelles vous
fassent souffrir avant de les faire enlever. Lenlèvement
de tout un tronc veineux na pas dinfluence néfaste
sur vos possibilités de performance. La circulation du sang
dans les muscles concernés nen sera pas diminuée.
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84
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Si vous avez la grippe (si cest vraiment la grippe) attendez
huit jours après la guérison totale avant de reprendre
lentraînement très progressivement par de courtes
sorties en endurance. Ne soyez pas étonné dêtre
hors de forme ; cest normal. Evitez tout entraînement
de résistance tant que vous navez pas retrouvé
votre niveau dendurance davant la maladie.
Surtout,
arrêtez totalement lentraînement pendant toute
la maladie, même si la fièvre est tombée grâce
à des médicaments. Sinon vous mettriez des mois avant
de vous en remettre.
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85
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si vous avez un rhume de cerveau le jour dune compétition
que vous avez préparé pour réaliser la meilleure
performance possible, il vaut mieux reporter votre ambition de performance
dans une compétition ultérieure ou votre rhume sera
guéri. Car cette affection, bien que banale et peu grave, diminue
vos possibilités de performance.
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86
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Pour éviter cette affection gênante avant une compétition
importante, il est prudent daugmenter votre consommation de
vitamine C dans les dix jours précédents, en prenant
250 ou 500 milligrammes de cette vitamine (en pharmacie) matin et
midi (pas le soir : risque dinsomnie). Cette vitamine se trouve
dans les fruits et les légumes. Absorber un fruit à
chaque repas comble nos besoins en vitamine C (50 à 10 milligrammes
par jour). Mais il semble que des doses plus importantes permettent
daméliorer la prévention du rhume de cerveau.
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Dautres vitamines, prises à fortes doses, peuvent être
toxiques. Il ne faut donc pas prendre de fortes doses de vitamines
de sa propre initiative sans les indications dun médecin.
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88
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89.
Les cals, durillons, épaisseurs localisées de
corne sous la plante des pieds, même minimes, doivent être
enlevés, car ils peuvent être la cause de blessures,
et rendent la pose des pieds douloureuse sur les longues distances
Faites-les enlever au moins quatre jours avant une épreuve.
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89
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Contrairement à lopinion courante, les antibiotiques
naffaiblissent pas, ou peu. Cest laffection dont
vous êtes atteint qui vous affaiblit. Aussi, si votre médecin
vous prescrit des antibiotiques, ne croyez pas quen diminuant
les doses, ou en arrêtant den prendre plus tôt quil
vous la prescrit, vous limiterez la fatigue. Vous avez plus
de chance déviter la fatigue en suivant totalement le
traitement prescrit.
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90
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Pour éviter les ongles incarnés, taillez-les en carré,
et non en arrondi. Et si longle est déjà incarné,
allez voir le plutôt possible un podologue, sans attendre que
longle soit complètement enfoncé dans la chair
et nécessite une opération.
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91
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La sueur, lhumidité, peuvent être la cause de démangeaisons
(mycoses) pénibles entre les doigts de pieds. Cette affection
est généralement rapidement guérie par lapplication
de la pommade FAZOL. Il est indispensable de continuer à lappliquer
encore quinze jours après la guérison apparente. Si
cest inefficace, allez voir un dermatologue.
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92
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Les efforts de résistance sont particulièrement néfastes
à lenfant (jusquà 16 ans environ), alors
que les efforts dendurance lui sont très profitables.
Donc, nincitez pas les enfants (et en premier lieu les vôtres
!) à la performance en compétition. On remarque que
les enfants qui se sont beaucoup entraînés en résistance,
et qui ont forcé dans de nombreuses compétitions, ne
réalisent jamais à lâge adulte les espoirs
quils avaient laissés entrevoir. Sont particulièrement
néfastes pour eux les efforts intensifs de résistance
que constituent la compétition de cross et de demi-fond sur
piste. Alors que les efforts longs (sans exagérer tout de même),
à condition quils soient peu intenses, sans esprit de
compétition, leurs conviennent tout à fait.
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93
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lâge amène à une diminution des facultés
de récupération. Le coureur vieillissant (à partir
de 35-40ans) doit donc veiller à éviter la fatigue chronique
en espaçant progressivement de plus en plus les entraînements
durs et surtout la compétition.
Ce
nest pas parce que tel coureur, même plus âgé,
fait plus dentraînements ou de compétitions que
vous, vous pouvez forcément en faire autant. Son mode de
vie, mais surtout son capital génétique le lui permet.
Le vôtre peut ne pas vous le permettre. Cest ainsi !
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94
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Courez sur le côté droit de la route si vous êtes
deux ou plus. Courez sur le côté gauche de la route si
vous êtes seul. Ce sont les recommandations du code de la route.
De
toute façon, soyez prudent évitez le plus possible
les routes à grande circulation,
très
dangereuses. Méfiez-vous des automobilistes qui viennent
derrière vous, et qui vous frôlent en doublant une
autre voiture à votre hauteur. Méfiez-vous aussi des
virages serrés à gauche.
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95
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Face à un chien menaçant, la meilleure défense
consiste non à fuir, ou a frapper le chien, mais à crier
fort un ordrebref et répété qui le clouera sur
place. Un juron sonore comme il en existe dans toutes les langues
et dialectes renforcera le commandement.
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96
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Les coureurs qui fument sont rares. Il en existe tout de même.
Si cest votre cas, sachez que si vous fumez régulièrement
quelques cigarettes par jour, leffet nocif sur vos possibilités
de performances se prolonge pendant au moins 24 heures après
la dernière cigarette. Si vous fumez une cigarette par exception,
leffet nocif dure au moins 1 heure. Tenez en compte avant une
compétition.
Mais
la cigarette la plus dangereuse (pour le cur) est celle que
vous fumez après une compétition.
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97
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Avec lâge, nous avons tendance à prendre de la
graisse, et à perdre du muscle. Cest peut être
en partie pour cela que votre forme baisse, même si votre poids
naugmente pas. Si vous tenez à continuer à réaliser
des performances, il peut vous être nécessaire de perdre
un peu de graisse, donc davoir un poids légèrement
inférieur (environ 1 kg par dix années au-dessus de
30 ans) à la forme de votre jeunesse.
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98
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Si vous cherchez à maigrir, il vous faut limiter le plus possible
le sucre usuel (et les aliments qui en contiennent : boissons sucrées,
confiture
). Il faut aussi diminuer, sans les supprimer totalement,
les lipides. Par contre, il ne faut pas réduire (ni augmenter)
les parts de protides ; ils ne faut pas les réduire parce quils
sont indispensables, mais ne pas les augmenter car, ils accentuent
la déshydratation, et sont peu efficaces pour fournir un effort.
Ne
diminuez pas, au contraire, les aliments glucidiques autres que
les produits sucrés.
Une
alimentation convenable cest très important pour la
forme et la santé.
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99
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Lorsque vous aurez lu ces 99 conseils, ne croyez pas que vous savez
tout sur la course à pied et quil ne vous reste plus
rien à apprendre ; car en matière de préparation
à la course, comme dans toute science humaine, il ny
a pas de vérités absolues. Ce nest pas une science
exacte. Ce nest quen ayant lesprit ouvert, prêt
éventuellement à remettre vos certitudes en question
que vous aurez une chance de faire le minimum derreurs !
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