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L'obésité est une épidémie
Véritable maladie, l'obésite touche de plus en plus de personnes, partout dans le monde.
Et ses conséquences sur la santé peuvent être très graves.
L'obésité est un excès de masse grasse qui entraîne de nombreux problèmes de santé.
Par exemple des problèmes de coeur, qui fonctionne alors moins bien.
Mais aussi des problèmes respiratoires et surtout une maladie qui s'appelle le diabète.
Lorsqu'on en est atteint, on a trop de sucre dans le sang,
le système sanguin fonctionne alors moins bien, les yeux peuvent être atteints parfois jusqu'à la cécité, les infections sont plus fréquentes, tout l'organisme est fragilisé et fatigué.
Aujourd'hui l'obésité est réellement considérée comme une maladie.
Plus, lors du 8e congrès international sur l'obésité, qui vient de s'achever aux États-Unis,
les scientifiques ont jugé qu'il s'agissait même d'une épidémie mondiale.
C'est-à-dire d'une maladie qui se propage à une très grande vitesse.
Aux États-Unis, 55% de la population est trop grosse.
De plus ce surpoids a augmenté le nombre de diabétiques,plus de 33% entre 1990 et 1998.
Mais ni les pays en développement, ni l'Europe ne sont épargnés.
Ainsi en France 1 enfant sur 10 est obèse avant l'âge de 10 ans.
Pourtant l'obésité n'est pas une fatalité.
Il suffit de bien se nourrir : des légumes, des laitages, des fruits, pas trop de viande, pas trop de sucre ni de sel. Néanmoins, certains de ces produits sont un peu longs à préparer, et parfois plus coûteux et moins appréciés des enfants que de la purée en sachet, les féculents ou les hamburgers.
De plus, l'obésité est plus fréquente chez les personnes les moins riches.
Pourquoi un obèse a-t-il plus de risque d'être diabétique ?
Plus la quantité de graisse dans votre corps est importante, plus votre organisme a besoin d'insuline. Si votre pancréas n'arrive pas à produire assez d'insuline pour satisfaire ce besoin, alors vous développez un diabète.
Chez l'obèse ou la personne en surpoids, le diabète est donc bien la conséquence d'un excès de poids.
C'est pourquoi, toute perte de poids, même limitée, aura un effet bénéfique sur le diabète (ou le risque d'en développer un).
Combien y a-t-il d'obèses diabétiques ?
Une personne obèse a 3 fois plus de risques d'être diabétique qu'une personne non-obèse.
Voir ce petit lien : obesite-enfant.com
Obésité
Les enfants en première ligne
Après la confirmation des "mauvais chiffres" de l'obésité en France, le spectre d'une société à l'américaine
- où plus de la moitié des adultes sont obèses et le quart des enfants trop gros - se concrétise.
Pour éviter de sombrer définitivement dans le modèle outre-Atlantique, il est devenu impératif pour l'ensemble des spécialistes d'inverser la tendance.
" Sans aucun changement , il n'y a pas de raison que les mêmes causes ne donnent pas les mêmes effets ", prévient Marie-Laure Frelut, pédiatre nutritionniste à l'hôpital Robert-Debré, à Paris.Un avenir trop rond
Le phénomène est d'autant plus inquiétant qu'il augmente très rapidement chez les plus jeunes.
Une étude publiée récemment par le "British Medical Journal" (BMJ) montre qu'un quart des enfants britanniques âgés de moins de 4 ans sont en situation de surpoids.
Déjà l'an passé, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)
indiquait que dans les années 80, 6 % des petits Français (entre 5 et 12 ans) étaient obèses.
Or, ils sont près du double aujourd'hui.
Par conséquent, l'épidémie progresse.
Si l'on veut inverser cette tendance, il est essentiel de prendre en charge
les problèmes de poids dès le plus jeune âge.
Car même si les enfants en surpoids ne deviennent pas tous des adultes obèses,
tout excès durant l'enfance signale une prédisposition à être trop gros par la suite.
" L'obésité est une maladie chronique ", rappelle cette semaine
le professeur Arnaud Basdevant dans la revue "Le Concours médical",
avant d'insister sur le fait que " plus le nombre d'enfants obèses augmente,
plus le nombre d'adultes obèses devrait être important ".Manger des fruits...
Les pouvoirs publics semblent avoir pris conscience de la situation. Ainsi, un Plan national nutrition-santé vient d'être lancé par le gouvernement. Son objectif est d'améliorer la santé de l'ensemble de la population, en agissant sur l'un de ses déterminants majeurs : la nutrition. Une importante campagne de promotion en faveur des fruits et légumes sera notamment lancée cette année, particulièrement dans les écoles primaires. Mais si la lutte contre le surpoids nécessite une formation et une information nutritionnelle de meilleure qualité, elle doit aussi s'attaquer à d'autres facteurs provoquant l'obésité. En particulier, la sédentarité.... et bouger !
A en croire les études portant sur ce thème, les enfants seront bientôt plus sédentaires que les personnes âgées ! L'enquête individuelle et nationale sur les consommations alimentaires (Inca), publiée en octobre 2000 par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), montre entre autres que près de 30 % des enfants regardent la télévision plus de 8 heures au cours du week-end. Leur dépense d'énergie, durant ces phases d'inactivité, est égale à celle d'une phase profonde de sommeil. C'est-à-dire presque nulle. " On constate alors, souligne Marie-Laure Frelut, un lien direct entre l'inactivité et le degré d'obésité. "
L'Inserm préconise de promouvoir les activités physiques, mais aussi de faire en sorte que le cadre de vie des enfants évolue. Les derniers chiffres publiés confirment effectivement cette double nécessité. Exemple à l'appui : l'agglomération parisienne a enregistré, sur les trois dernières années, une progression de l'obésité de 28,8 %. Ce qui permet à Marie-Laure Frelut d'affirmer " qu'on ne peut pas continuer à faire vivre les enfants dans des villes construites pour des adultes égoïstes "
Obésité
Avis de l'expert" Il ne faut jamais mettre un enfant au régime ! "
article issu des sites www.33doc avenue. com et voilà
Entretien avec le docteur Marie-Laure Frelut, pédiatre nutritionniste à l'hôpital Robert-Debré (Paris).
33doc : Comment éviter que son enfant souffre de problème de poids ?
Marie-Laure Frelut : Tout est question de bon sens !
Je donnerais deux exemples : beaucoup d'enfants remplacent la purée de pomme de terre par des chips.
Certains en mangent même au goûter ! Mais une chips, qu'est-ce que c'est ?
Un buvard de pomme de terre imbibé d'huile ! Alors, il suffirait que les parents réfléchissent cinq minutes : la chips n'est pas comparable à la pomme de terre, et il faut lui préférer la vraie purée. Et personne ne mange de la purée au goûter...
Alors, on a encore moins de raisons d'ingurgiter des chips à cette heure de la journée !
Autre exemple : on donne systématiquement des biscuits au goûter, notamment parce que c'est facile à emporter.
Mais si on réfléchit un instant à la composition de la pâte sablée de ces gâteaux, on se rend compte que c'est un certain poids de farine,
le même en sucre, auxquels on rajoute encore du beurre.
Comparons maintenant cette recette avec le pain qui contient seulement de la farine, de l'eau, et du sel.
A chaque fois que vous donnez un biscuit, cela revient à donner une tranche de pain,
sur laquelle vous rajouteriez la même épaisseur de beurre et de sucre !
Donc, les gâteaux pour le goûter, c'est bien de temps en temps, mais pas tous les jours
.33doc : Quels conseils donneriez-vous à des parents dont les enfants sont en surpoids ?
Avant tout, ils doivent réfléchir à leur mode de vie : quand ils vont au supermarché, que mettent-ils dans leur chariot ?
Est-ce qu'ils pensent, au moment du repas, à donner des portions adaptées à chaque membre de la famille ?
On ne met pas la même quantité d'essence dans le réservoir d'une petite voiture de ville
que dans celui d'une grosse routière,ni a fortiori dans celui d'un camion !
Enfin, ils doivent s'interroger sur le temps que l'enfant passe à bouger.
La plupart des consultations sont consacrées à passer en revue ces différentes données.
Normalement, les conseils du médecin de famille devraient suffire. Sinon, il ne faut pas hésiter à aller voir un spécialiste.
Mais l'idée essentielle à retenir, c'est qu'il ne faut jamais mettre un enfant au régime, sauf cas rarissime.
Il suffit simplement de le ramener à une consommation d'énergie normale par rapport à son âge.33doc : Les enfants doivent-ils forcément faire du sport ?
Non. Mais il faut encourager leur activité physique...
Par nature, les enfants aiment jouer et se dépenser. Ils doivent donc prendre plaisir à bouger.
Le mieux c'est de les laisser faire ce qu'ils aiment.
Deux études très intéressantes ont été réalisées à ce sujet,l'une au Canada, l'autre aux Etats-Unis.
L'objectif était de savoir si faire du sport pendant l'enfance pouvait prévenir l'obésité une fois adulte.
L'étude canadienne a observé des enfants âgés de 6 ans.
On les a orientés vers des activités physiques à la fois amusantes et adaptées à leur niveau.
Une fois adultes, on s'est aperçu qu'ils étaient toujours actifs.
L'étude américaine a choisi de soumettre des adolescents à des entraînements sportifs intensifs.
Résultat : ils ont rejeté ce type d'activité physique. Une fois adultes, ils étaient moins actifs et plus gros !
Propos recueillis par Alexandre Dhordain
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De bonnes habitudes pour ne pas trop grossir
Le nombre de jeunes Français souffrant de surpoids a plus que doublé ces 20 dernières années.
Ainsi, 10 à 12 % des enfants seraient atteints d'obésité.
Or, plus de la moitié de ces enfants resteront obèses à l'âge adulte.
Deux organismes de santé (l'Inserm et la Canam) ont donc réalisé une étude afin de déterminer les causes de ces excès de poids.
Ils en ont tiré plusieurs recommandations :
Passer moins de temps devant la télé ou l'ordinateur qui incitent au grignotage.
En particulier devant la télé qui diffuse d'innombrables publicités sur les produits alimentaires.
Pratiquer davantage d'activités physiques.
Prendre de bonnes habitudes alimentaires en mangeant équilibré et en prenant son temps.
site : les clesjunior .com
Le monde malade de l'obésité
L'obésité, la maladie liée au surpoids, est un mal bien connu des Américains et des Européens.
Mais voici qu'elle menace également les habitants des pays en développement .
La richesse a son revers : voici que les habitants des pays en développement sont touchés par les mêmes maux que nos pays riches.
Dans ces pays, l'arrivée des nouvelles technologies rendant le travail moins pénible réduit aussi l'activité physique.
Devenues plus aisées, des familles améliorent leur alimentation en augmentant leur consommation de graisses et de sucre,
notamment en buvant des sodas. Ces changements ont des conséquences graves sur la santé.
De plus en plus de personnes dans le monde souffrent ainsi d'un excès de poids qui va jusqu'à l'obésité.
Ainsi, selon un rapport de l'Association américaine de l'obésité, tous les continents sont désormais frappés par ce mal.
L'Asie est le premier touché. En Malaisie, 3 hommes sur 10 sont obèses.
Et en Chine, ce chiffre est de 1 homme sur 10. Au Mexique, 58% de la population est trop grosse et 23% souffre d'obésité.
Même l'Afrique n'est pas épargnée. Des cas d'obésité apparaissent dans les villes et des pays d'Afrique du Nord et du Moyen Orient.
Au Koweït, 32% des hommes et 40% des femmes souffrent d'obésité.
En Arabie saoudite, la proportion est de 16% des hommes et 24% des femmes.
Après avoir pris nos mauvaises habitudes, les habitants de ces pays doivent donc s'attacher à s'en débarrasser : manger moins gras et moins sucré, marcher davantage.