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Arrêter de fumer ? un objectif parfois difficile .
Découvrez ici une vision positive et quelques papiers sur des idées reçues.

Sommaire:

-
Les effets positifs de l'arrêt du tabac dans le temps .


-Fumeurs actifs : poumons pas épargnés pour autant

-Cigarette : Ne pas commencer pour ne pas avoir à s'arrêter

-
Plan anti-tabac


 

 

 

 

 

 

 

Les effets positifs de l'arrêt
du tabac dans le temps

Après l'arrêt :Les premiers effets positifs du sevrage se font sentir au bout de quelques heures. Les dégâts du tabac sont progressivement réversibles, l'état de santé rejoignant celui d'un non fumeur en quinze ans environ

 

 

8 heures

L'oxygénation du sang revient à la normale. Les risques d'infarctus du myocarde commencent à diminuer
.
24 heures
Le monoxyde de carbone est éliminé du corps. Les poumons commencent à éliminer les mucus et les goudrons. Le risque d'infections respiratoires, type bronchite et pneumonie, commence à baisser.
48 heures
La nicotine n'est plus décelable dans le sang.
1 semaine
Les sens du goût et de l'odorat s'améliorent
3 à 9 mois
La respiration s'améliore (moins de toux, davantage de souffle) La fonction pulmonaire est augmentée de 5 à 10 %
1 an

Le risque de maladies du cœur (infarctus, par exemple) est réduit de moitié
5 ans
Le risque d'attaque cérébrale est réduit de moitié. Le risque de cancer de la bouche, de l'œsophage et de la vessie sont réduits de moitié.
10 ans
Le risque de cancer du poumon est réduit de moitié. Le risque d'accident vasculaire cérébral rejoint le niveau de risque des non-fumeurs.
15 ans
Le risque de maladies du cœur (infarctus, par exemple) rejoint celui des non-fumeurs. La mortalité (toutes causes confondues) rejoint quasiment celle des personnes qui n'ont jamais fumé.

article complet disponible dans le numéro d'aout 2001 de
sciences et vie

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Fumeurs actifs :
poumons pas épargnés pour autant

Les fumeurs actifs ont le même risque de cancer du poumon que les sédentaires.
Les fumeurs qui pensent que marcher, faire du vélo, nager ou pratiquer une autre activité physique diminuerait le risque de cancer du poumon se trompent.
C'est ce qu'affirme une étude publiée dans l'International Journal of Cancer.
Plus de 25.000 hommes âgés de 50 à 69 ans ont été suivis au cours de cette étude.
Ils fumaient au moins cinq cigarettes par jour.

Au bout de dix ans de suivi, un cancer du poumon a été diagnostiqué chez plus de 1.400 participants.
Les résultats montrent que l'activité physique n'influence pas le risque de cancer du poumon.
Il y aurait cependant un risque légèrement moindre chez les plus jeunes fumeurs du groupe étudié qui pratiquent une activité physique.

Référence :
Colbert LH : Physical activity and lung cancer risk in male smokers. Int J Cancer 2002 Apr 10;98(5):770-3

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Cigarette :

Ne pas commencer pour ne pas avoir à s'arrêter

En France, la cigarette tue 60 000 personnes par an.


Un Français adulte sur 3 fume régulièrement ou de temps en temps.
Or 58,4 % de ces fumeurs déclarent avoir envie de s'arrêter.
Car tous connaissent les méfaits du tabac.
Les substances contenues dans la cigarette sont en effet très nocives pour la santé.
Ainsi, le goudron obstrue les poumons et gêne la respiration.
De plus, la consommation de tabac peut entraîner des maladies mortelles comme le cancer.
Mais les cigarettes contiennent un produit, la nicotine, qui rend le fumeur dépendant.
Il souffre physiquement du manque de cigarette.

C'est pourquoi de nombreux fumeurs peinent à s'arrêter.
Pour les aider, il existe désormais des produits (patch à coller sur la peau, chewing-gum) qui donnent au corps une dose de nicotine de plus en plus faible jusqu'à ce qu'il n'en ait plus besoin. Mais l'aide la plus efficace est la volonté.
Pour lutter contre le tabac, il faut aussi changer les habitudes des Français et l'image de la cigarette. En particulier auprès des jeunes.
Car c'est à l'adolescence que la plupart des fumeurs allument leur 1re cigarette.
Ainsi, seuls 5 % des 12-13 ans fument mais 50 % des 18-19 ans sont fumeurs.
Car fumer est souvent une façon de faire "comme les grands" et d'affirmer sa liberté.
C'est en tout cas ce que prétendent les fabricants de tabac dans leurs publicités.
Pour eux, il est important de séduire les jeunes qui constituent leurs futurs clients.

Et qui seront un jour l'une des 60 000 personnes mortes chaque année du tabac en France.

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